1. Notes: 15 / 2 years ago 

    Nine

    Du cinéma au cabaret puis du cabaret au cinéma, on pourrait penser qu’il ne reste plus grand chose du 8 ½ de Fellini dans Nine…La comédie musicale adaptée du chef d’œuvre du septième art parvient pourtant à rendre populaire et accessible le travail du cinéaste transalpin. L’histoire est d’ailleurs identique, reflétant la même mise en abîme. Guido Contini est un réalisateur de génie qui croule sous la pression que son talent a engendré. En panne d’inspiration, il devra faire appel aux femmes de sa vie, ses véritables muses. Hollywood ne pouvait pas rater l’occasion d’afficher dans un même film les plus belles actrices du monde, de Nicole Kidman à Marion Cotillard, de Penélope Cruz à Kate Hudson en passant par l’intemporelle Sophia Loren. De ce point de vue là, Nine place le glamour au sommet, loin devant d’autres comédies musicales telles que Chicago ou Moulin Rouge. Après le plaisir des yeux, le réalisateur Rob Marshall met tour à tour en scène ces divas dans des numéros musicaux très actuels et très pop. Et Guido Contini dans tout cela me direz-vous ? Il continue son errance, tiraillé entre la passion (sa maîtresse) et l’amour (sa femme). Que doit-il privilégier, sa carrière ou son mariage ? Daniel Day-Lewis interprète avec talent ce cinéaste torturé, comme Marcello Mastroianni avant lui. La forte connotation érotique de Nine met en valeur le personnage de Guido et participe à la compréhension de sa tourmente. Comment avoir les pieds sur terre entouré de tant de beautés ? Le réalisateur s’efface ainsi derrière les actrices de sa vie sans lesquelles il n’est qu’un pauvre figurant. On regrettera seulement le manque de stabilité dans le rythme du film. La dynamique entraînée par l’enchaînement des différents personnages et la cadence de vie de Guido est parfois parsemée te temps morts, de longueurs. Une manière de reprendre son souffle ? Possible…

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  3. Notes: 9 / 2 years ago 

    I Love You Phillip Morris

    On attendait beaucoup d’I Love You Phillip Morris et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, en consacrant un film à une passion homosexuelle, sujet encore tabou au cinéma et notamment aux Etats Unis, les néo-réalisateurs Glenn Ficarra et John Requa avaient l’occasion d’offrir une nouvelle dimension à la comédie romantique. Ensuite, l’interprétation de Jim Carrey, acteur comique par excellence au faciès surhumain, attirait la curiosité. Le résultat s’avère plutôt décevant.
    Steven Russell, un père de famille homosexuel naturellement bon mais ayant un sérieux penchant pour l’arnaque, le mensonge et les hôpitaux, rencontre en prison l’homme de sa vie en la personne de Phillip Morris. Voulant à tout prix le bonheur et la liberté de son amant, Steven rentrera dans un engrenage dangereux, multipliant les arrestations et les cavales. Tour à tour faux avocat, faux directeur financier, faux malade du SIDA, sa vie devient symbole d’instabilité malgré le soutien infaillible de ses proches. Adaptée d’une histoire vraie, “I Love you Phillip Moris” peine tout de même à trouver de la crédibilité, tant les personnages sont surjoués par les acteurs principaux, Jim Carrey et Ewan McGregor. Par ailleurs, Steven Russell pense en permanence qu’il maîtrise son histoire et son destin, avant d’être constamment rattrapé par un radical retournement de situation. Le problème est que le spectateur, à l’instar du personnage principal, se retrouve perdu par ces revirements à répétition qui cassent le rythme du film. Entre clichés et romance à l’eau de rose, la sulfureuse relation tant attendue fait place à une banale comédie un peu lourde.
    Fallait-il, en 2010, exagérer tous ces paramètres afin d’imposer un couple homosexuel à l’écran ? A en croire les difficultés qu’ont connues les réalisateurs à trouver des investisseurs (deux ans d’attente) avant que Luc Besson ne s’implique dans leur projet, cela semble malheureusement vraisemblable…Et c’est triste pour une comédie.

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  5. Notes: 1 / 2 years ago 

    Invictus

    En latin, “Invictus” signifie invincible. Issu d’un poème de William Ernest Henley, le terme prend tout son sens dans le dernier film de Clint Eastwood. Symbole de ténacité et de courage, il colle à la peau à la fois du parcours politique de Nelson Mandela mais aussi de l’épopée sportive de l’équipe nationale d’Afrique du Sud, championne du monde de rugby en 1995.

    • “Dans de cruelles circonstances je n’ai ni gémi, ni pleuré, meurtri par cette existence, je suis debout, bien que blessé” (William Ernest Henley).


    A la lecture de ce poème, on comprend les raisons qui ont poussé Mandela à soutenir les Springboks. Après des années d’apartheid, l’équipe du capitaine François Pienaar subit pourtant en 1994 la foudre de toutes les critiques : celle des journalistes pour la pauvreté de leur jeu et celle du peuple noir en raison de sa popularité chez les Afrikaners. Le nouveau président sud-africain va tout de même se prêter au jeu et faire le pari d’une victoire fédératrice lors du mondial qu’ils accueilleront un an plus tard. Plus qu’une ambition politique, cette décision se révélera également humaine et passionnée.


    Un an après le chef-d’œuvre Gran Torino, Clint Eastwood était confronté à un grand danger en adaptant cette histoire de John Carlin. En s’inspirant de faits réels, le défi était d’éviter une narration cousue de fil blanc et trop linéaire. Le piège est évité grâce à la structure du récit, composée de plusieurs points de vue (un joueur de rugby, un président, un chef de la sécurité, etc.) sur l’événement. Clint Eastwood fait en réalité ce qu’il sait faire de mieux depuis l’excellent Lettres d’Iwo Jima (2007) : offrir un discours intelligent et intelligible sur un instant historique dans une logique d’objectivité.


    Invictus était une occasion unique pour Eastwood de réaliser un film sur l’espoir et la destinée. Mandela, en accomplissant son but après 27 années d’emprisonnement, a su insuffler le courage nécessaire à François Pienaar pour aller au bout de ses rêves. Les deux dernières phrases du poème “Invictus” (“Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme”) resteront à jamais gravées dans sa tête. A ce jeu, la prestation de Morgan Freeman en Nelson Mandela est remarquable. Poussant le mimétisme à son paroxysme (attitudes, façon de marcher, etc.), l’acteur américain est le véritable noyau du film et semble courir tout droit vers un nouvel oscar…

    Le seul regret quel’on pourrait avoir vient du fait qu’Eastwood semble moins impliqué dans les scènes sportives qu’extra-sportives. Le rugby, jeu de suspense par excellence, aurait mérité un rôle plus important et ne laisse que trop souvent la place à des ellipses. De la même manière, les nombreux ralentis sur les scènes de matchs enlèvent toute l’intensité du jeu (notamment pour la finale). Le résultat est, à cet égard, plutôt décevant. Clint Eastwood est un cinéaste redoutable d’efficacité quand il s’agit de mettre en scène une histoire par la sobriété de sa narration, de sa musique et de ses cadrages. En revanche, c’est quand il sort de ce schéma là qu’il prend des dangers, bien qu’il semble s’être sincèrement impliqué dans le rugby. Est-ce l’explication de ces ellipses ?


    Outre l’aspect sportif, Invictus est ce que l’on peu qualifier de “grand film d’émotion” dans le sens où il ne tombe jamais dans le sentimentalisme pataud. Si la fin semble inévitable, on ressort tout de même du cinéma les yeux brillants. A un an de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud, souhaitons que l’équipe s’inspire de cette année 1995 pour fédérer plus qu’un pays, un continent.

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  7. 2 years ago 

    La Route

    La Route fait partie de ces films qui vous marquent durablement. Ceux-là même qui vous scotchent du début jusqu’à la fin dans un frisson qui mêle toutes les émotions du monde : l’angoisse, la compassion, la douleur et surtout le plaisir. L’entreprise d’adaptation du magnifique best-seller homonyme de Cormac McCarthy n’était pas chose aisée mais fut relevée avec brio par John Hillcoat. Plus d’un an et demi après la date de sortie initiale, La Route est enfin sur nos écrans.

    Dans un monde post-apocalyptique où l’air n’est plus que cendre glacée et l’humanité un ilot de cannibales, un homme et son fils se battent pour survivre afin de préserver leur “feu”, leur espoir d’un monde meilleur plus au sud. Cet enfant est le dernier lien qui uni ce père à la vie, un lien divin pour lui: “s’il n’est pas la voix de dieu, c’est que dieu n’a jamais parlé”, narre-t-il dans une voix-off.

    Viggo Mortensen, au sommet de son art depuis sa double collaboration avec David Cronenberg (A History of Violence, Les Promesses de l’Ombre), campe ici ce père de famille en proie à la faim, aux doutes et à la maladie, prêt à sacrifier sa vie pour ce petit être fragile. Son défi de tous les jours, lui transmettre le flambeau.

    John Hillcoat à su retranscrire avec talent toute la beauté visuelle ainsi que le rythme singulier du roman de Cormac McCarthy. L’auteur de No Country for Old Men manie sa plume à merveille quand il s’agit de s’émerveiller des petits détails de la vie : un souvenir, un objet, une boîte de conserve… Les temps morts deviennent miraculeusement les temps forts du film, symboles d’une mise en scène totalement maîtrisée.

    Avec une approche à la fois contemplative et intimiste du quotidien de ses protagonistes, le réalisateur plonge le spectateur dans cet univers infernal. La netteté de la photographie, le choix des couleurs (froides évidemment…), ainsi que la lumière (clair-obscur) prennent une dimension saisissante. Une sensation de fraîcheur et d’humidité émane de ce film, un réalisme rare dans un film de science-fiction.

    La Route est un film profond, comme le livre avant lui, prouvant qu’il y a aura toujours de l’humanité, même si celle-ci n’est plus. La Route est belle, jetez-y un coup d’œil…

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  9. Notes: 1 / 2 years ago 

    Tim Burton s’expose au MOMA

    Le réalisateur Tim Burton est, depuis lundi, l’objet d’une exposition au célèbre MOMA de New York. Le musée d’art moderne propose des dessins, story-boards, photos issus de son univers onirique et décalé. Si vous n’avez pas l’occasion de vous rendre à New York, vous pouvez toujours visiter le site très complet consacré à l’événement. Tim Burton a également réalisé une petite vidéo pour l’occasion :

    Côté cinéma, le réalisateur américain sortira le 7 avril prochain sa propre version d’Alice au Pays des Merveilles, avec Johnny Depp bien entendu…

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  11. 2 years ago 

    Mensch

    “Coiffe-toi, serre ta cravate, regarde les gens dans les yeux et sois un Mensch”. Cette rengaine insufflée par son grand-père, Sam la connait par cœur, à défaut de l’appliquer au quotidien. Tiraillé entre sa vie de jeune père de famille et sa profession de braqueur, Sam doit faire face à une double fatalité. Une fatalité de sang et une fatalité de vie.

    Pour son quatrième long-métrage, le réalisateur Steve Suissa voulait faire de Mensch un film personnel sans tomber dans le piège du communautarisme. Sam, ce personnage étouffé par le poids de ses responsabilités peine à faire les bons choix, tombant dans un engrenage malsain. Sans être universelle et morale, cette histoire est contemporaine et humaine. L’absolution, Sam la trouvera dans le regard de son fils et non dans les coffres-forts. L’interprétation de Nicolas Cazalé est juste mais peine à vivre sous la présence des toujours parfaits Maurice Bénichou et Sami Frey. Leur confrontation est le véritable noyau du film. Il est difficile de ne pas penser à Jacques Audiard en regardant ce film, tant pour la mise en scène épurée que pour ces personnages seuls maîtres de leur destin.

    A l’instar de De Battre mon Cœur s’est arrêté ou bien d’Un Prophète, Mensch suit le parcours, entre ombres et lumières, d’un homme ordinaire mais ambitieux. La ressemblance physique entre Nicolas Cazalé, Romain Duris et Tahar Rahim fait ensuite le reste…

    Mensch n’est donc pas un film qui révolutionnera pour l’originalité de son sujet et de sa construction narrative. Le talent de Steve Suissa consiste à rendre l’ensemble tout de même cohérent, prenant et sans artifices.

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  13. Notes: 1 / 2 years ago 

    Sam Worthington de retour dans le futur

    Après Avatar et Terminator Salvation, Sam Worthington sera à l’affiche d’un nouveau film de science-fiction, “The Last Days of American Crime”. Le pitch : dans un futur relativement proche, le gouvernement envoie secrètement un signal qui rend impossible à quiconque de faire sciemment  un acte hors-la-loi. Sam Worthington interprétera un braqueur qui tentera de contourner le système, et réaliser ainsi le “dernier crime en Amérique”… Nouvel acteur très tendance du cinéma SF et fantastique (Le choc des Titans sortira en 2010), espérons à Worthington une carrière qui ressemblera plus à celle d’un Schwarzenegger qu’à celle d’un Van Damme ou d’un Christophe Lambert

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  15. Notes: 1 / 2 years ago 

    Décès de Jocelyn Quivrin

    Cette nuit, une étoile s’est éteinte. L’acteur Français Jocelyn Quivrin, âgé de seulement trente ans, a trouvé la mort dans la nuit de dimanche à lundi lors d’un accident de voiture. Le jeune père de famille et compagnon de l’actrice Alice Taglioni, a perdu le contrôle de son véhicule, une Ariel Atom, pour des raisons encore inexpliquées.

    Jocelyn Quivrin avait réussi à se faire un trou ces dernières années dans le petit monde du cinéma Français, avec notamment “99 Francs”, “LOL” ou encore “Incognito”.

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  17. 2 years ago 

    Jake Gyllenhaal déchiffrera-t-il le code?

    Jake Gyllenhaal négocie actuellement pour interpréter le premier rôle de Source Code, produit par le Français Philippe Rousselet et l’américain Mark Gordon (2012, Speed).

    L’acteur de Donnie Darko interpréterait un soldat obligé de vivre et revivre éternellement un terrible attentat à la bombe jusqu’à ce qu’il définisse les responsables. Cette version “thriller” d’Un jour sans fin sera réalisée par Duncan Jones, accessoirement fils de David Bowie ( !) et néo metteur en scène.

    Jake Gyllenhaal multiplie les grands écarts ces derniers mois, du drame avec Brothers en passant par une superproduction made in Disney, Prince Of Persia.

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  19. Notes: 1 / 2 years ago 

    Bande-annonce de Capitalism: a love story

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Du cinéma, et puis c'est tout
 
 

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